RAIA

Séjour Culturel à Paris

Rencontre et Amitié d’Ici et d’Ailleurs (RAIA) implantée à Alès depuis 30 ans est une association agrée Jeunesse et Education Populaire qui intervient dans les champs de l’accompagnement social, culturel et éducatif auprès des familles, des personnes seules et des enfants.

L’Accueil de Loisirs Sans Hébergement (ALSH) de R.A.I.A reçoit les 6 – 17 ans. Ces enfants et ces jeunes sont issus majoritairement du quartier des Prés Saint Jean à Alès. Certaines de leurs familles sont monoparentales. D’autres sont issues de l’immigration ou sont de nationalités étrangères, soit 24% de la population totale du quartier.
On constate peu de mixité sociale au sein de l’ALSH ce qui s’explique notamment par les financements de l’association, destinés presque exclusivement au public des Prés Saint Jean.
Le quartier des Prés Saint Jean est classé en zone urbaine sensible (ZUS) et zone de re-dynamisation urbaine (ZRU). Ces territoires font l’objet de politiques particulières dont le but est de réduire les inégalités et de revaloriser le quartier.
Ce contexte est donc propice au développement de problématiques comme par exemple les difficultés éducatives et scolaires, l’isolement des familles, l’éloignement des institutions ou encore l’augmentation de la délinquance. De plus, il semble que les familles organisent peu de loisirs sur le temps libre des enfants et que ces derniers effectuent rarement de sorties en dehors du quartier avec leurs parents. 
L’association privilégie donc l’accès aux loisirs et à la culture par l’organisation de séjours permettant une ouverture vers le monde extérieur en offrant l’opportunité aux adolescents de découvrir leur patrimoine artistique et culturel.
Ces séjours culturels représentent des supports pédagogiques contribuant a l’épanouissement des enfants, au développement de leur autonomie, à l’acquisition de valeurs et à l’apprentissage de la vie en collectivité.

En Juillet 2015, dans le cadre d’un projet sur la citoyenneté et le vivre ensemble ayant pour thématique « Les Origines » en lien avec les questions soulevées par les attentats de Charlie Hebdo en Janvier 2015, l’association RAIA à permis a un groupe de 12 adolescents de séjourner a Paris.
Durant 3 jours, avec 3 autres animateurs, j’ai partagé le quotidien de ces adolescents. 
En tant qu’animatrice et photographe j’ai participé à l’élaboration des plusieurs visites : des Champs Elysées au Château de Versailles en passant par le Sénat, j’ai accompagné ces jeunes dans leur découverte de la capitale, de son patrimoine culturel et de ses institutions républicaines.
Je me suis orientée vers un travail illustrant la vie collective de ce groupe avec les codes et les expressions propres a l’adolescence mais également la découverte et leur confrontation avec ce monde inconnu que représentai pour eux Paris.

 

A Livre Ouvert … A Gorges Déployées

Un conte burlesque et fantastique, écrit, réalisé et interprété par les habitants et les hôtes de la Pension de Famille « Le Figuier » à la Grand’Combe (Gard) sous la direction d’Alix Lepienne.

Projet de médiation artistique à la Pension de Famille « Le Figuier » proposé sous la forme d’un atelier vidéo dont la finalité est la réalisation d’un court métrage d’une durée de 12 minutes.

Cette médiation se donne pour mission de sensibiliser à la culture, de faciliter l’estime de soi, de travailler le lien social et l’implication sur le territoire de la Grand’ Combe tout en véhiculant une image positive des Pensions de Familles.
Cet atelier propose aux habitants de la Pension de Famille « Le Figuier » d’aborder et de participer aux différents aspects de la réalisation d’un film par le biais de plusieurs modules répartis sur une durée de 18 mois (Avril 2018 à Septembre 2020)

Notre histoire est celle d’une quête.
Sous une forme burlesque, fantastique et décalée nous abordons les thèmes de l’exclusion sociale, des différents modes d’expressions et de communication entre les individus et du rapport à l’inconnu.

« Il était une fois, un village magique touché par la grâce de la musique et de la danse. Victimes d’une malédiction, ses habitants s’éveillent un jour privés de leur don. Isolés et happés par les ombres, ils réalisent qu’ils sont les seuls à pouvoir remédier à leur funeste destin. Munis d’un grimoire magique, clé de la porte des autres mondes, trois émissaires plongent dans l’inconnu en quête de leurs voix. »

Interview sur mon travail de Médiation Artistique à la Pension de Famille "Le Figuier"


Lampyre

Shooting photo pour la chanteuse guitariste Lampyre

Interview sur mon parcours de photographe réalisée par Lampyre pour l'émission "Un battement de CIL" diffusée sur Radio Grille Ouverte (88.2)

 

-TRASHUMANCIA-

Septembre 2013

Je suis au volant, le téléphone sonne.
Il est arrivé quelque chose.
Dans un mouvement de panique, je me dirige vers la maison de ma mère.
Un crépuscule rouge défile à travers la vitre du pare brise.
La platitude de la campagne s’étale à perte de vue.
L’ambulance est stationnée dans l’allée.
Je ne vois que les flash alternatifs des gyrophares.
Je sais que c’est ma mère qui est à l’intérieur.
Je ne peux plus penser. Mon coeur va éclater.
Elle s’est préparée à mourir.
Elle a revêtue une robe de velours vert.
Elle s’est parfumée d’une eau de toilettes aux agrumes.
Elle s’est contemplée dans un miroir en pied en se trouvant jolie.
Puis elle s’est emparée d’une paire de ciseaux et s’est sauvagement coupé les cheveux, à ras. Et plus rien. Pas d’explication.
Juste des traces et des souvenirs.
Cette pièce plongée dans la pénombre.
Le lit défait, une petite tache de sang sur un drap froissé.
Une masse de cheveux roux au sol.
Ma mère sanglée et sedatée. Ses lèvres desséchées, la mutilation capillaire.
L’espace d’une seconde, j’ai voulu photographier cette scène. Je ne l’ai pas fait par pudeur.
Mais ces images n’ont eu de cesse de me hanter comme autant d’incarnations de la détresse, de la douleur et de la vulnérabilité, modelées par le spectre d’une mort mise en scène.
Elles sont la genèse du projet -TRASHUMANCIA-

-PIA-

-La Morte de Ophelia-

 

-Inferno Slendente-

-L'Isteria della Dounia-

-Caramella Giovanna-

-Sanguinosa Noela-

Folie Douce sur Tronches de Vie

Réalisée dans le cadre d'un atelier vidéo que j'ai supervisé sur une période d'un an et demi, cette série écrite, tournée et interprétée par les hôtes et les habitants de la Pension de Famille "Le Figuier" à la Grand'Combe a été projetée lors de la quatrième édition du Festival "C'est pas du Luxe" en Avignon du 21 au 23 Septembre 2018.
Avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre et le Service d'Entraide Protestant de la Grand' Combe.
"Une villa de rêve dans les Cévennes.
Ils sont 8… 3 hommes et 5 femmes.
Ils sont 8… plus si jeunes.
Ils sont 8… malgré leurs différences, ils ont appris à vivre ensemble.
Ils sont 8… et vous ? Combien serez-vous à venir les voir ?
« Folie Douce sur Tronches de Vie » qui sera votre préféré ?"

Arrêt sur Visages

Les Pensions de Famille ou Maison Relais sont des lieux de vie uniques qui permettent à celles et ceux dont le parcours de vie a été chaotique de reprendre confiance en eux.
Les habitants perçoivent pour la majorité d’entre eux l’Allocation Adulte Handicapé ou le RSA. Beaucoup bénéficient d’un accompagnement par les services médicaux et psychologique de la région.
La Pension de Famille « Le Figuier » située à la Grand’Combe ancienne cité minière au coeur des Cévennes, gérée par le Service d’Entraide Protestant et soutenue par la Fondation Abbé Pierre est une résidence sociale d’une vingtaine de logements en location.
Ouverte en 2006, elle fût la première du Gard.
Cet habitat propose une vie semi-collective sans limite de durée, ponctuée de repas en commun, de nombreux ateliers, sorties et vacances organisés par les hôtes dont le rôle principal est de conseiller et d’accompagner les résidents dans la réalisation de leur projets de vie.
Ce reportage nous invite à pénétrer dans l’intimité de 6 de ses résidents : Muriel, Ounissa, Sylvie, Alain, Dominique et Claude.

-Muriel-

« Je m’appelle Muriel, ça va faire 10 ans que je suis à la Maison Relais.
Je suis la plus ancienne résidente et je partirais pas d’ici, je suis trop bien ici.
Pour moi c’est une seconde famille. On fait de la couture, du chant, de la peinture.
J’aime peindre. En ce moment j’apprends à lire et à écrire et je viens de faire mon autobiographie. »

-Ounissa-

« Je m’appelle Ounissa. Moi il m’a fallu du temps pour démarrer ici.
Autant, il y en a qui arrivent ici en disant « Je suis heureux ! » mais ça n’a pas été mon cas. Avec réflexion je me suis adaptée et j’ai pris en main ce lieu.
Si on veut bien prendre au sérieux ce qu’on nous demande ça nous aide à faire un bond. On découvre des activités, on en parle entre nous.
Je reprends peu à peu mon rythme de vie.
Maintenant c’est une autre étape. »

-Sylvie-

« Je m’appelle Sylvie, je suis arrivée à la Maison Relais il y a 4 ans.
J’ai beaucoup évolué ici. Pourtant je pensais connaitre pas mal de choses.
J’ai travaillé comme infirmière en psychiatrie, j’ai pas mal voyagé.
Quand je suis arrivée là, j’avais beaucoup de problèmes, j’avais eu un grave accident de voiture, tout s’était accumulé et embrouillé dans ma tête.
J’avais envie de rien, je sortais pas du studio, je restai enfermée, allongée pendant de longs moments.
Le plus ça a été de connaitre Alain. Je pensais pas rencontrer quelqu’un à presque 60 ans et ça m’a beaucoup aidé. Je me rend compte maintenant avec le recul que j’ai été bien soutenue ici. »

-Alain-

« Je m’appelle Alain, ça fait 4 ans que suis à la Maison Relais.
Avant j’avais pas d’appartement, j’avais rien. J’étais vraiment une loque.
Jouer à la pétanque je savais plus ce que c’était, aller à la pèche non plus.
J’étais plus souvent avec ma bouteille de Villageoise qu’autre chose.
Maintenant je suis heureux. J’ai trouvé une compagne: Sylvie.
Et puis d’avoir été grand père deux fois dans la même année ça m’a remis la tête sur les épaules.
Faut avoir du caractère, faut pas baisser les bras.
Même si y’a des moments où c’est dur faut relever la tête, faut être un homme. »

-Dominique-

« Mon nom c’est Dominique et ça doit faire à peu près 6 ans que je suis ici.
Je suis le doyen de la Maison Relais.
Mes passions c’est la musique, la lecture et le dessin.
Un jour ou l’autre je vais récupérer un petit peu d’argent qui me permettra de m’installer à l’extérieur. Je pense que c’est bien que de nous-mêmes on aille voir ailleurs parce que c’est pas une fin en soi la Maison Relais. Mais ici on est en sécurité parce que dehors t’es pas toujours en sécurité. »

-Claude-

« Je m’appelle Claude, j’ai 46 ans et je suis ici depuis 2 ans.
Avant j’ai eu des problèmes personnels, entre mon divorce et le licenciement je me suis retrouvé au fond du trou.
Mes meilleurs souvenirs ici c’est lorsqu’on a fait des séjour sur la Côte d’Azur, à Toulon et à Sigean. Ca permet de ne pas se renfermer sur soi-même.
Dans le futur j’aimerai être de mieux en mieux physiquement et un jour essayer de trouver mon propre appartement autour d’Alès. »

Arrêt sur Visages Version courte :

Diaporama sonore consacré aux portraits de 6 résidents de la Maison Relais « Le Figuier » : Muriel, Ounissa, Sylvie, Alain, Dominique et Michel

Arrêt sur Visages Version longue :

Diaporama sonore relatant le quotidien de la Maison Relais « le Figuier » ainsi que le portrait de 9 de ses résidents

La Maison Relais « Le Figuier », à la Grand-Combe, vue par la photographe Alix Lepienne

« Dans le cadre du 3e Festival Photo des Azimutés d’Uzès, Alix Lepienne propose à l’hôtel de ville, une exposition  sur une thématique très particulière : une installation à la fois cabinet de curiosités et maison de poupée, qui dévoile l’intimité de six résidents de la Pension de Famille « Le Figuier », à la Grand-Combe.
Assez méconnues du grand public, les Pensions de Famille ou Maison Relais sont des lieux de vie uniques qui permettent à celles et ceux dont le parcours de vie a été chaotique de reprendre confiance en eux. Les résidents perçoivent pour la majorité d’entre eux l’allocation adulte handicapé ou le RSA. Beaucoup bénéficient d’un accompagnement par les services médicaux et psychologiques de la région. La Pension de Famille « Le Figuier », gérée par le Service d’Entraide Protestant et la Fondation Abbé Pierre depuis 2006, est une résidence sociale d’une vingtaine de logements en location ; elle propose une vie semi-collective sans limite de durée, ponctuée de repas en commun, de nombreux ateliers, sorties et vacances organisés par les hôtes dont le rôle principal est de conseiller et d’accompagner les résidents dans la réalisation de leur projet de vie.
Spécialisée dans le photo-journalisme et le reportage documentaire, Alix Lepienne est installée à Saint-Ambroix depuis quelques années. Elle vient de réaliser un documentaire de 13 min en diaporama sonore, composé d’interviews des résidents du Figuier, et a décidé de concentrer son exposition sur ce thème : « J’avais envie de faire découvrir ce concept de Maison Relais, et ces personnes qui sont très humbles et qui nous apportent beaucoup d’humanité, déclare-t-elle …après trois mois de visites régulières de ma part, certains se sont laissés apprivoiser et ont accepté de se raconter :  Muriel, Ounissa, Sylvie, Alain, Dominique et Claude. Pour l’exposition, tous ont joué le jeu et m’ont confié des objets personnels, à placer près de leur photo…  quelque part, en les mettant ainsi en lumière, cette expo leur redonne leur valeur ».
Et de citer l’exemple de Muriel, 65 ans, qui a appris à écrire il y a deux ans et a confié à Alix son autobiographie ! Emotion, échange et contact, à découvrir auprès de ces personnes,  « qui sont devenues un peu comme ma deuxième famille » conclut Alix Lepienne. »

Article rédigé par Martine Coumes pour le Midi Libre

SARA KALI

Bénédiction à la mer de Sara Kali, plus connue sous l’appellation de Sainte Sara, Sainte Patronne des gitans.
Immersion au coeur d’une exaltation cosmopolite où austérité et exubérance fusionnent en une manifestation de ferveur religieuse muée au fil du temps en un folklore surmédiatisé.
Les diverses tentatives de récupération de cette tradition datant de 1935 n’ont cependant aucunement entachées la dévotion sincère et ardente des Tsiganes catholiques qui effectuent le 24 mai de chaque année ce pèlerinage rituel aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Les Saintes Maries de la mer – Mai 2014/2015

 Diaporama Sonore

ENSOA

Entrainement militaire
42ème Compagnie Armée de Terre
Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active
Saint Maixent l’Ecole – Janvier 2009
Kodak TMAX 400

Pénitence & Myrophores

Semaine Sainte Seville-Grenade-Cadiz
Avril 2012 – 2014
Kodak 400 TX –  Ilford Delta 3200